Petites lettres dorées

Petite présentation

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Coucou !! 

Voici mon blog où je publie mes textes. L'écriture est avant tout une passion. 

J'espère que mes textes vous plairont, n'hésitez pas à commenter ! 

Bonne lecture ;)

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La blancheur d'un ange

bonheur

Ce ne pouvait pas être possible ! Elle était en proie à une affreuse tristesse. Pourquoi ? Pourquoi ? Si elle l’avait retenue quelques secondes de plus, si elle l’avait rattrapé pour lui donner le dossier qu’il avait oublié, elle ne serait pas obligée d’être devant sa dépouille. Il n’avait pas vu le camion arriver trop vite. Il n’eut pas le temps de braquer pour éviter le choc. Il est mort dans l’ambulance, dans d’atroces souffrances.

 Elle sortit de la morgue en larme. Toute sa vie, tout son bonheur partirent en fumée. Elle ne savait pas où aller. Sa maison était remplie de souvenirs, elle ne pouvait pas y retourner. Machinalement, comme si elle était portée, elle se rendit dans un champ en fleur. Le soleil était haut et chauffait ses épaules dénudées. Plus rien n’avait d’importance à présent. Elle resterait, jusqu’à la fin de son existence, marquée par la tristesse, à pleurer un être perdu. Elle ferma les yeux et sentit une main se poser sur son épaule. Elle ne bougea pas, laissant la chaleur si familière l’enivrer. Elle sentit la respiration d’une personne dans sa nuque. Cette personne lui susurra quelques mots doux à son oreille. Elle reconnut cette voix entendue maintes fois et toujours  des picotements dans le ventre apparurent. Une larme coula sur sa joue. Elle savait que ce moment de plénitude n’allait pas durer. Il la serra dans ses bras, la consola. Immédiatement, elle se calma, posa sa tête sur son torse chaud et musclé. Le temps s’était figé. Elle hasarda un regard à la personne qui la gardait précieusement dans ses bras. Elle n’en put croire ses yeux et pourtant… C’était lui. Il ne présentait aucune égratignure. Il montrait  son sourire innocent, d’enfant. Dès la première rencontre, elle était tombée sous le charme de ce sourire. Elle huma son odeur. Ils restèrent là, l’un contre l’autre. Elle ne voulait pas se résigner à le laisser s’échapper une deuxième fois. Il caressa ses longs cheveux bruns, baisa son front puis s’éloigna et disparut dans un halo de lumière. Elle mit quelques minutes avant de réaliser ce qui s’était passé. Elle regardait autour d’elle dans l’espoir autour d’elle dans l’espoir de trouver un signe de sa présence. Mais rien. Il était vraiment parti cette fois. Elle ne souhaitait pas se l’avouer. Sa voix envahit l’espace silencieux. Il lui disait de ne pas être triste, qu’il serait toujours avec elle quoi qu’il arrive. Elle s’allongea dans l’herbe et fut attirée par un scintillement. C’était un bracelet. Le bracelet qu’elle lui avait offert pour leur un an de vie commune. Elle le prit et le serra très fort contre sa poitrine. Elle lui restera pour toujours fidèle. Elle suppliait le ciel pour qu’il revienne. Sa vie n’était rien sans lui. Elle s’endormit, le bracelet à la main, souriant. Il s’allongea à côté d’elle, la regarda avec amour. Il l’enlaça et ils ne firent plus qu’un.

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Le funambule

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Je marche sur un fil, d’un côté il y a la vie, de l’autre la mort. Je tangue, je ne sais pas de quel côté je vais tomber. Je reste en équilibre. Derrière moi, tu es là, devant moi, il n’y a rien. Je me retourne mais tu n’es plus là. Je suis seule sur ce fil. Je navigue entre deux rives. Je continue mon chemin, l’orage gronde. L’arrivée me parait si loin. Le ciel devient noir et des hurlements viennent à mes oreilles. Des rires fusent. Je me revois enfant et les autres se moquer. Tant de pleurs j’ai eu à cause d’eux. Et mes parents qui ne faisaient rien, ils avaient tellement honte de moi. Ils n’osaient pas savoir ce qui n’allait pas, ils ne savaient que me reprocher diverses choses. Avec toi, j’avais l’impression que tout était différent. J’avais enfin compris ce qu’était le vrai bonheur. Mais tu es partie comme tout le monde. Tu pensais que ça m’aiderait. Regarde où je suis à présent. Entre la vie et la mort. Je ne sais pas combien de temps j’arriverai à rester sur ce fil. Je me laisserai peut-être tombée. Dieu choisira le côté où il faut que je tombe. Les souvenirs douloureux reviennent. J’ai terriblement mal. Je pleure, je souffre. Puis c’est au tour des doux souvenirs d’apparaître. Ils m’apaisent. L’eau devient plus calme. J’essaie de survivre mai je n’ai plus de force.

J’entends ta voix, mon cœur se remet à rebattre, tu me donnes du courage. Je poursuis ma route sur le fil. L’arrivée devient plus proche. Si je l’atteins, je pourrais enfin me réveiller. Tu continues de me parler. Ta voix trahit ton sourire que tu t’efforces à faire. Tu as peur, peur que je parte à tout jamais. L’espoir renaît. Je vaincs les flammes, le vent et la tempête. Je me réveille. Je suis dans un lit d’hôpital et tu es là, ta main sur la mienne. J’ai voulu comme l’irréparable. Tu me prends dans tes bras, tu ne veux plus me lâcher. Pendant combien de temps ai-je été dans le coma ? Tu me dis un mois. Tu venais tous les jours me voir mais aucun son ne sortait de ta bouche jusqu’à aujourd’hui.

Je revis, le destin m’a laissé une seconde chance. 

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19 avril 2015

Résumé

 

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Cette fiction est classée NC -17 (no children under 17). Elle met en scène une histoire d'amour entre deux femmes. Donc pour les gens dont cela dérange, merci de bien vouloir cliquer sur la croix rouge en haut de votre écran. 

 

Malchance ou non, Sasha est obligée de supporter sa boss, Laurence Mercier. Entre fou rires et crises de nerfs, les deux femmes vont apprendre à se connaître et lier une forte amitié

 

N.B : ce texte a été inspiré et crée par moi-même. Donc il est illégal de s'approprier ces textes. Pour plus d'informations, je vous conseille de lire le code de la propriété intellectuelle 

Posté par Sewan Lincoln à 18:46 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Jour 0

Réunion très importante aujourd’hui. Et comme souvent dans ces genres de réunion la directrice, Laurence Mercier, est là. C’est une très belle blonde vénitienne aux yeux noisette, toujours très bien habillée et qui fait fantasmer tous les hommes… Mais pas que. A chaque réunion, je l’admire et mes fantasmes prennent le galop. Je décroche très vite de la réunion pour regarder sa plastique, fort avantageuse.

On dirait un petit être inoffensif mais cette femme est le diable incarnée. Elle hurle sur tout ce qui bouge et dès la moindre erreur, on est rétrogradé aux pires corvées voire licencié. Personnellement elle me fait peur, quand je la vois je laisse au moins deux mètres entre elle et moi, de peur de la bousculer.

Je ne sais même pas de quoi parle la réunion tellement je suis passionnée par autre chose… Vous devinerez bien quoi ! D’autant plus que son tailleur lui donne un charme fou, du style dominatrice. Je sors de ma rêverie lorsque j’entends mon nom et le mot voyage. Merde ! J’aurais quand même dû écouter. Mes collègues me regardent d’un air compatissant et je me dis que je n’ai sans doute pas gagné des vacances gratuites aux Bahamas. Ma directrice me regarde avec insistance comme si je devais répondre. Bon Dieu ! Que ses yeux sont magnifiques, je pourrais me laisser m’y noyer… Pendant qu’elle me tuera. J’abandonne ses yeux et ose demander :

« Pardon ?

_ Je viens de dire que vous partirez avec moi à Montréal pour la conférence sur l’environnement.

_ D’accord, très bien. »

Pourquoi moi ?! Je suis tout simplement dans la grosse merde là ! Je vais être seule pendant une semaine avec ma directrice sur qui je fantasme. Et qui déteste tout le monde ! Elle est pire qu’un glaçon. Je vais m’emmerder. Je suis la dernière à sortir, tellement déprimée par cette affreuse nouvelle. Des collègues me donnent une petite tape sur l’épaule, en signe de condoléance car ma fin est proche. Je ne savais pas qu’à à peine trente ans j’allais déjà mourir. 

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